Les grandes villes de province, eldorado immobilier des jeunes cadres supérieurs

Il y a deux ans, dans le centre-ville plutôt cossu de Bordeaux, sont apparues des inscriptions sur les murs, exhortant les parisiens à rentrer chez eux. Qu’est-ce qui peut bien pousser des individus à écrire de tels messages ? Ce qui est certain, c’est que depuis une dizaine d’années, l’arrivée massive de cadres supérieurs depuis la région parisienne en Gironde a considérablement fait augmenter les loyers dans toute la métropole bordelaise, créant une véritable bulle immobilière. De là, a pu naître un sentiment “d’invasion”, et une frustration poussant certaines personnes à écrire ce genre de textes plutôt surprenants. 

Les villes de l’ouest de la France ont la cote

Outre Bordeaux, Nantes et Rennes sont les deux autres villes très prisées de ces cadres supérieurs qui font le choix de quitter Paris, fatigués de prix immobiliers démesurés et d’une qualité de vie globalement médiocre. Avec des revenus souvent très confortables, beaucoup font donc le choix d’acheter un appartement neuf à Rennes ou Nantes, là où ce type de démarche était très compliqué à Paris, à moins d’investir en banlieue lointaine. De fait, ces deux villes se caractérisent par un marché immobilier en nette hausse, avec des prix encore abordables mais qui ne cessent de grimper. 

Le sud, prisé mais moins dynamique

On pourrait légitimement s’attendre à ce que le sud soit également la cible des ces trentenaires en quête d’une nouvelle vie. Même si c’est le cas dans une certaine mesure, la tendance est moins nette que pour les villes de l’ouest. En effet, des agglomérations comme Nice, Marseille, Montpellier ou Toulouse affichent des taux de croissance démographique moindres, signe d’un dynamisme économique moins fort que sur le façade atlantique. De plus, l’éloignement de ces villes vis-à-vis de la capitale peut constituer un autre frein, notamment pour des personnes dont les emplois resteraient connectés d’une manière ou d’une autre à Paris.