Déguster le Champagne, tout un Art !

Se hissant à la première place du podium des producteurs de fromages, la France tient également la tête d’affiche en tant que fournisseur officiel de Champagne dans le monde ! Avec pas moins de 33 000 hectares de culture, le Champagne est certes un symbole de luxe et de fête, mais il s’est aussi démocratisé et s’invite désormais à toutes les tables du monde. Et comme pour le vin, le Champagne connait lui aussi des zones de production. En l’occurrence les quatre zones de production se situent dans la région champenoise et compte au total 17 terroirs et 3 cépages : « le pinot noir », « le pinot meunier », « le chardonnay ». On trouve alors la « Montagne de Reims » avec des Champagnes puissants et nobles, la « Côte des blancs » avec des champagnes légers et élégants, la « Vallée de la Marne » et ses champagnes fruités et souples et pour finir, la « Côte des Bars » dont les terroirs offrent une grande diversité de champagnes de caractère aux arômes complexes. Une large gamme de Champagne donc, qui permet alors de satisfaire tous les goûts, toutes les envies de bulles fines et délicates. D’autant plus, que le champagne s’invite aussi en rose. Alors pour assouvir une envie et satisfaire ses papilles, mieux vaut adopter les bons gestes pour le savourer comme il se doit.

Les astuces pour bien servir et savourer le Champagne

Pour apprécier toutes les nuances, les subtilités de ces grands vins comme le Chassenay d'Arce, contrairement aux usages, le Champagne s’apprécie pendant un repas. Et, ce dernier s’accorde avec tous les plats raffinés sans exceptions, qu’ils soient à base de fruits de mer, de poisson ou de viande. En parallèle, qui dit ‘vin d’exception’ dit aussi ‘usages particuliers’. Raison pour laquelle, le Champagne se déguste dans les règles de l’art. Exit le froid qui a tendance à rendre les bulles discrètes, le Champagne se consomme certes avec modération, mais surtout tiède, aux alentours de 11/13°C pour un Champagne millésimé, 11/13°C pour les Champagnes de base et 7/9°C pour les autres. Températures de service alors idéales pour apprécier l’explosion de bulles ! Et la raison est tout simplement physique : le froid dissout les gaz et la chaleur agite les molécules.

Ensuite, le Champagne ne se boit pas dans n’importe quel verre. S’il était là encore d’usage de le servir dans des coupes, aujourd’hui cela n’est plus à faire. En effet, la large ouverture de ces verres présente un inconvénient de taille, celui de disperser le CO2 plus rapidement et donc de faire disparaître plus rapidement les bulles. Le verre à Champagne est donc une flûte, fine et élancée. Elle permet alors de concentrer les bulles, de préserver l’effervescence et donc par voie de conséquence, de favoriser la diffusion des arômes. Et, pour que la dégustation n’en soit que meilleure, exit les liquides vaisselle. La pellicule laissée par celui-ci sur les parois empêche la formation des bulles et modifie le goût. Il suffit juste de rincer le verre à l’eau chaude et à la main et c’est tout. Il sera assez propre. Inutile donc de l’astiquer, les quelques impuretés favorisant la création des bulles. 

Pour finir, le Champagne se déguste avec les sens : la vue, l'odorat puis le goût. C’est pourquoi il faut l’observer un instant, contempler la mousse qui redescend lentement et les bulles qui se forment avec élégance. Une fois calme, il faut tourner le Champagne dans le verre pour que les arômes se dégagent et viennent émoustiller les narines. Le Champagne « s’ouvre » alors et peut être dégusté par petites gorgées. Sa ‘structure’, son ‘équilibre’, sa ‘matière’ peuvent ensuite être analysés tout à tour comme pour un vin. Et, pour faire perdurer le plaisir, le Champagne se conserve très bien rebouché à l’aide d’un bouchon spécial Champagne pendant deux jours au maximum. Finalement, le plus dur sera de choisir quel it-dessert choisir parmi les tendances dessert du moment : « kakigori » ou « letter cake » …